2 février 2008...1:56

Je suis pas mort!

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Ben oui, je suis toujours vivant. Je sais que ça fait un petit bout que je n’ai pas donné de nouvelles. Mais je vais en donner plus souvent dorénavant. Les dernières semaines, j’étais trop occupé à travailler avec des div, linux, serveurs, et autres geeky stuff…

Mais là, c’est fini. Je viens de terminer mon stage. Il me reste deux mois de vacances. Je pars ce soir, dans une couple d’heures.

Nous, (ouin, je pars pas tout seul…), sommes allés réservés nos billets de train mercredi soir. Ça a été compliqué parce que mon visa expire dans trois semaines. Alors nous avons décidé d’aller straight to Nepal avant de revenir en Inde.

Pis comme la simplicité n’est pas une vertue indienne, du moins, selon ma petite tête de Québécois, acheter le billet de train n’a pas été de tout repos. Le monsieur ne voulait pas me vendre de passe de train pour deux mois. Je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu quelque chose comme:

Euhh, parce que ton visa expire dans trois semaines.

Alors, je lui rétorque: oui, mais pour renouveler mon visa, je dois aller au Népal. Et pour aller au Népal, je dois prendre le train. Alors, conclus-je d’un air sûr de moi, pourquoi je ne peux pas acheter une passe de train pour deux mois si je vais au Népal pour renouveler mon visa?

Il m’a répondu, et je cite: Because, your visa is expiring in three weeks.

Je sentais tranquillement monter en moi ces pulsions de rage. Je déteste jongler avec la bureaucratie, qu’elle soit québécoise ou indienne. J’ai pris deux minutes pour le regarder: Petite moustache bien taillée, chemise défraîchie à carreaux bleu, un bon début de cinquantaine, les joues bien saillantes et les dents en place, et quelques mèches de cheveux teints en orange.

En orange.

Pourquoi se teindre les cheveux en orange? Cacher ses cheveux blancs?

Anyway, ces quelques mèches de cheveux m’ont permis de retrouver mon calme. Je ne pouvais quand même pas m’obstiner avec un cinquantenaire qui se teint les cheveux orange.

J’ai donc laissé faire les explications. Et j’ai acheté un billet pour Gorakhpur, près de la frontière népalaise. Finies les explications hasardeuses: je m’achèterai ma passe de train à mon retour en Inde.

Ah oui, avant que j’oublie, j’ai eu une petite pensée pour mon coloc suicidé. Pendant que j’essayais de ne pas me faire prendre pour un cave, un rat s’est faufilé dans le plafond, en grimpant sur un fil électrique qui y pendait.

Cheveux orange, moustache trop bien taillée, travail à la station de train, au milieu de tous ces touristes et rats, ce brave monsieur ne méritait aucun de mes propos fielleux.

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